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A travers le monde, les transports sont en évolution constante.

La déforestation accentue le phénomène du changement climatique.
En Afrique, près de 500 millions de personnes n'ont pas accès à l'électricité.

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Urgence climat
Regardons en détail les points qui ont été examinés par les 193 pays et les engagements qu’ils ont pris pour freiner le réchauffement climatique.
La réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES)
- Pourquoi ça va aider ?
Les gaz à effet de serre émis par les activités humaines augmentent l’effet de serre naturel de la planète. C’est donc la mesure la plus efficace. Aujourd’hui 80 % de GES d’origine humaine sont émis par une quinzaine de pays seulement (dont la France). Pour limiter le réchauffement, ces pays doivent réduire fortement leurs émissions de GES.
- Les mesures prises
À Copenhague puis à Cancún, les Etats reconnaissent que la hausse de la température mondiale doit être maintenue en dessous de 2 degrés Celsius par rapport au début du 20e siècle.
L’ensemble des pays industrialisés s’est fixé des objectifs de réduction des émissions de GES, dans un premier temps en 1990 à 2012, puis plus récemment d’ici à 2020. - Les Etats-Unis, qui émettent près du quart des GES mondiaux, n’avaient pas ratifié le protocole de Kyoto. Lors de Copenhague, ils ont pris l’engagement de réduire leurs émissions de CO2 de 17 % d'ici 2020 par rapport à celles de 2005. - L’Union Européenne s’est fixée l’objectif d’une réduction de 20 à 30 % des émissions de GES d’ici 2020 par rapport à 1990. L'objectif de 30% ne sera établi uniquement si les autres pays développés s'engagent sur les mêmes objectifs .
Les pays émergents ne veulent pas fixer des objectifs de réduction d’émissions de GES pour ne pas empêcher leur développement économique et industriel. Ils parlent alors de réduction de leur intensité carbone (quantité de CO2 émis par unité de produit intérieur brut (PIB)) d’ici 2020 par rapport à 2005. Prenons l’exemple de la Chine, premier émetteur de gaz à effet de serre de la planète. Elle a proposé de réduire de 40 à 45 % son intensité carbonique, mais compte tenu de sa croissance, cet effort pourrait signifier un doublement des émissions chinoises en 2020 par rapport à 2005.
Quant aux pays en voie de développement, pour ne pas limiter leur croissance économique, ils ne veulent pas s'engager sur des obligations de résultat. Ils proposent de réaliser des actions d'atténuation, dont ils rendront compte dans des rapports publiés tous les deux ans.
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Etats-Unis
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17 % par rapport à 2005 (équivalent à 4 % de réduction par rapport à 1990)
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Union Européenne
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20 ou 30 % par rapport à 1990
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| Canada |
17 % par rapport à 2005 |
| Japon |
25 % par rapport à 1990 |
| Australie |
5 à 15 % par rapport à 2000 |
| Nouvelle-Zélande |
10 à 20 % par rapport à 1990 si accord international complet |
| Russie |
15 à 25 % par rapport à 1990, si engagement des principaux émetteurs dans la réduction des émissions |
| Chine |
40 à 45 % son intensité carbonique (quantité de CO2 émis par unité de produit intérieur brut (PIB)) d’ici 2020 par rapport à 2005 |
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Inde
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20 à 25 % de son intensité carbonique (hors émissions agricoles) par rapport à 2005
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Brésil
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36 à 39 % par rapport à un scénario de référence "business as usual" (soit 20 % par rapport à 2005) principalement à travers la lutte contre la déforestation
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Tableau récapitulatif des objectifs de réduction de gaz à effet de serre des principaux pays d’ici 2020 (source : Cahier du Climat)
Cependant, selon les experts, ces objectifs ne seraient pas assez contraignants pour limiter l’augmentation de la température moyenne à 2°C. Pour y arriver, des objectifs plus ambitieux devront être fixés, qui nécessiteraient une accélération très forte des réductions d’émissions des pays développés entre 2020 et 2050. Ils devraient être fixés lors de la COP17 prévue à Durban en Afrique du Sud.
La lutte contre la déforestation
- Pourquoi ça va aider ?
Les arbres sont les « poumons » de la Terre grâce au phénomène de la photosynthèse. Au cours de leur croissance, ils absorbent du gaz carbonique qu’ils stockent dans le bois et rejettent de l’oxygène dans l’air. Mais dans les régions tropicales, les forêts sont massivement abattues pour leur bois ou pour mettre le sol en culture. Ainsi, lutter contre la déforestation, replanter des arbres, gérer durablement les forêts, c’est créer des puits de carbone et donc limiter la quantité de CO2 dans l’atmosphère.
- Les mesures prises
L’accord de Copenhague prévoyait d’allouer des fonds pour limiter la déforestation. Ce projet s’est précisé à Cancún, avec la mise en place du mécanisme REDD+ (Réduction des Emissions liées à la Déforestation et la Dégradation des forêts) dans les pays en développement. Il s’agira d’une aide technologique et financière qui sera apportée aux pays engagés dans la lutte contre la déforestation. Les sources de financements de ce programme seront déterminées en 2011.
L’aide aux pays en développement
- Pourquoi ça va aider ?
Même si les pays industrialisés réduisent leurs émissions de GES sur leur territoire, cela ne suffira pas à limiter le réchauffement planétaire. Les pays émergents tels que la Chine sont également devenus de gros émetteur de GES. Les pays industrialisés doivent donc aider les pays émergents ou en développement à utiliser des technologies moins polluantes qui permettent d’atténuer les effets des changements climatiques et qui malgré tout n’altèrent pas leur croissance économique et le développement de ces sociétés. De plus, les pays les plus pauvres, souvent frappés plus durement et plus directement par les conséquences des changements climatiques, ont plus de mal à s’adapter aux sécheresses, aux tempêtes et à la montée du niveau de la mer. Les pays industrialisés en partie responsables du réchauffement doivent donc également les aider à s’adapter.
- Les mesures prises
A Cancún a été décidée la mise en place d’un fonds spécial pour le climat, qu’on appelle aussi fonds vert. Il sera mis à disposition par les pays industrialisés pour les pays en voie de développement, et sera à hauteur de 10 milliards de dollars par an à court terme pour 2010, 2011 et 2012, puis monterait ensuite à 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020. Ce fonds sera destiné à soutenir les projets, programmes, politiques d’adaptation aux changements climatiques (réduction des émissions de gaz à effet de serre, forêts, technologies…) des pays les plus vulnérables. Il s’agira d’un fonds multilatéral, ce qui signifie qu’il dépendra de plusieurs Etats. La mise en place de ce fonds vert, ses sources de financement, et les priorités d’attribution des financements par les différents Etats restent encore à définir. Des groupes de travail s’organisent actuellement afin de préciser ce projet.
Finalement, le bilan des COP est-il satisfaisant pour limiter le réchauffement planétaire ? Chaque conférence a son propre lot de critiques positives et négatives de la part de l’opinion publique, des politiques et des ONG. Par exemple, pour beaucoup de politiques et d’ONG, la conférence de Copenhague n’a pas répondu aux attentes. Ils ont dénoncé l’adoption d’un accord « minimum » peu contraignant et qui n’a pas été adopté en plénière par les 193 pays représentés au sein des Nations Unies. En effet, même si l’accord établit clairement l’objectif de limiter à 2°C (voire 1,5°C) l’augmentation des températures mondiales, il n'est pas juridiquement contraignant et n’oblige actuellement pas les Etats à mettre en place des mesures pour y parvenir. Les pays ont simplement été "invités" à signer ce nouvel accord. Mais sans mesure contraignante, aucune participation mondiale n'est garantie.
Lors de la conférence de Cancún, les projets qui avaient été évoqués à Copenhague ont été remis sur la table et ont enfin trouvé un accord partagé par l’ensemble des pays. Le bilan de cette conférence a donc été plus positif que la conférence de Copenhague, car même si les accords convenus ne sont pas vraiment plus contraignants, les Etats sont enfin parvenus à un consensus.
Et maintenant, que va-t-il se passer ? La prochaine COP se tiendra à Durban en Afrique du Sud, du 28 novembre au 9 décembre 2011.
On en attend un accord contraignant pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de GES qui ont été fixés, notamment un objectif global de réduction des émissions de GES à moyen et long terme (2050). Enfin, il en ressortira la détermination des sources de financement des mesures dont on a décidé la mise en place (le fonds vert, le REDD+…)
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